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De nouveaux incidents éclatent quand le Conseil du roi se permet d'annuler une décision des Etats interdisant de nouvelles taxes. Le Parlement interdit sous peine de poursuite de percevoir en Bretagne des impôts non autorisés par les Etats. Le Conseil royal envoie la force publique rayer sur les registres du Parlement les arrêts interdisant la perception de ces taxes.
Le conflit a pris un tour très grave et à la mi-septembre 1718, des gentils-hommes fondent une union pour la défense des droits et privilèges de la Bretagne. Pendant l'automne, l'Acte d'Union recueille près de 600 signatures.
En avril 1719, les conjurés, emmenés par le marquis de Pontcallec, sollicitent l'aide militaire du roi d'Espagne qui est en guerre avec la France. Parallèlement, de tous côtés la Bretagne s'agite, des révoltes éclatent dans la presqu'&icric;le guérandaise, à Blain, à la Roche-Bernard...
Quand aux conjurés, ils attendent le débarquement promis des Espagnols pour aller prendre le Faouët, Carhaix et Quimper, mais ceux-ci tergiversent et perdent leur guerre contre la France. Pendant ce temps là, le gouvernement institue à Nantes une cour d'exception, la Chambre Royale de Justice, pour "juger" sans défense les conjurés et ainsi tuer dans l'oeuf les velléités bretonnes.. Des trahisons aidant, les dirigeants Pontcallec, Montlouis, du Couëdic et Talhouët sont arrêtés, jugés sommairement et décapités le 26 mars 1720 à Nantes, sur la place du Bouffay.
Cette fin tragique affecta le peuple breton qui ne s'était pourtant pas senti concerné par la conjuration des gentilshommes, malgré des objectifs qui lui tenait à coeur: l'abolition des impôts abusifs, le rétablissement des libertés bretonnes, voire l'institution d'une République Bretonne.
Mais la mort a fait d'eux des martyrs et désormais dans la mémoire populaire leurs noms resteraient ceux de héros de l'épopée nationale.
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Breizh da viken! Ici les défenseurs des libertées bretonnes furent décapités sur ordre royal: Souvenez-vous de
Pontcallec Talhouët
Couëdic
Montlouis
26 mars 1720
Dalc'homp soñj!
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